ArticleIDPicAddressSubjectDate
{ArticleID}
{Header}
{Subject}

{Comment}

 {StringDate}
 
 
 
 
 
 
 
ViewArticlePage
 
 
 
  • Il vida encore une coupe.  
  • Sendtofriend
  •  
  •  
  • Il vida encore une coupe.

    -Non, cette mort serait trop douce pour toi ! Je vais te torturer pour que tu meures à peu. Je vais te faire souffrir ce que personne n'a encore jamais souffert. C'est toi-même qui viendras me supplier de t’achever ! A ces mots, Yazid éclata de rire. C'était le rire hystérique d'un démon ivre, qui avait perdu tout contrôle de lui-même.

    L'Imam Ali Zayn Abidine répondit, d'une voix faible mais claire et ferme :

    - Yazid ! Les tortures que tu nous as déjà infligées ne peuvent pas être surpassées en honneur par tout ce que ton esprit malade pourrait imaginer. Pour moi, la pire des tortures, c'est être en ta présence, avec les femmes de la Famille du Prophète sans voile pour préserver leur visage de ton regard vicieux. Ne crois surtout pas que ni moi ni mes proches soyons effrayés ou intimidés par tes menaces. Nous, Gens de la Famille du Prophète, sommes éduqués depuis l'enfance pour être à même de supporter toutes les épreuves, toutes les souffrances. Ceux que Dieu aime, IL les soutient dans toutes les épreuves et, dans l'Au-delà, ils jouiront de Ses Faveurs !

    Des murmures d'admiration s'élevèrent dans l'assistance. Tous étaient forcés de reconnaître qu'Ali Zayn Abidine était bien le digne descendant de l'Envoyé de Dieu. Yazid se rendit compte des sentiments qui animaient les gens présents. Il craignit que certains ne songent à le renverser pour installer sur le trône le fils de l'Imam Hussein Le caractère rusé qu'il avait hérité de son père vint à son secours. Il éclata de rire.

    - Ali, tu me blâmes ! Mais n'est-ce pas Dieu Lui même Qui a fait mourir ton père ? N'est-ce pas Dieu Qui l'a puni pour s'être rebellé contre le Commandeur des Croyants ?

    - Non tyran ! Ne déforme pas les Versets coraniques. Ne change pas leur signification ! Dans Son Infinie Sagesse, Dieu donne à chacun le temps et les occasions pour agir en bien ou en mal, avec justice ou en oppresseur. Le Châtiment Divin atteint toujours les tyrans, tôt ou tard ! Le Saint Coran ne raconte-t-il pas les tribulations des Prophètes, qui ont souffert mille maux de la part des peuples auxquels ils avaient été envoyés ?

    Yazid ne savait que répondre. Son esprit était trop imbibé d'alcool pour trouver une réplique. Un courtisan, toujours à l'affût d'obtenir une faveur, eut une idée pour faire baisser la tension qui montait dangereusement : Il s'avança vers le trône et, se prosternant aux pieds de Yazid, demanda :

    - O Commandeur des Croyants ! O mon Maître ! J'implore ta Majesté de m'accorder une récompense pour les services que je lui ai rendus. Offre-moi en esclave Soukeina, la fille de Hussein

    Zaynab serra Soukeina dans ses bras. Elle répliqua :

    - Pour qui te prends-tu, minable larbin de Yazid ? As-tu perdu tout sens de la mesure ? Crois-tu être d'une si haute naissance que l'on te donne en esclave la petite-fille du Prophète ?

    - Tais-toi, coupa Yazid ! C'est moi qui décide ici, et je fais ce que je veux !

    - Non, Yazid. Ce n'est pas toi qui commandes ! Ni ici, ni ailleurs ! Dieu ne te laisserait commettre une telle abomination que si tu rejetais publiquement l'Islam et embrassais une autre religion.

    - C'est à moi que tu parles de la sorte ? A moi, le Commandeur des Croyants ? C'est ton père, qui est sorti de la Religion, et aussi ton frère !

    - Tu mens, ennemi de Dieu ! Tu te prétends le Commandeur des Croyants alors que tu ordonnes l'injustice, que tu combats la vertu, que tu opprimes les faibles sans défense !

    Le courtisan insista :

    - Donne-moi cette fille...

    Yazid le repoussa :

    - Reste plutôt célibataire ! Que Dieu te donne la mort !

    ***

    Le cachot était plongé dans l'obscurité. Pourtant au dehors, brillait un soleil éblouissant. L'Imam Ali Zayn Abidine priait, le front posé sur le sol. Les autres survivants de la Famille du Prophète aussi priaient, dans les ténèbres de la prison. Zaynab priait assise, tant ses forces avaient décliné. La nourriture était si mesurée qu'elle laissait sa maigre part aux enfants, se contentant pour elle-même d'un peu d'eau. Elle était trop faible maintenant pour tenir debout.

    Les heures passaient. Les prisonniers priaient toujours. Ils n'interrompaient leurs actes de dévotion que pour pleurer amèrement au souvenir des êtres chers qu'ils avaient perdus à Karbala. Dehors la nuit avait succédé au jour, mais qu'est-ce que cela changeait dans la nuit du cachot ?

    Un cri et des pleurs redoublés attirèrent Zaynab près de Soukeina.

    - Ma tante ! Dans mon rêve j'ai vu mon père ! Je ne l'avais pas vu depuis qu'il m'a quitté, ce jour horrible... Alors je lui ai tout raconté. Tout ce que nous avons enduré jusqu'à aujourd'hui. Il m'a dit : "Soukeina, tes souffrances ont assez duré ! Soukeina, ma fille chérie, je suis venu te chercher !»

    Soukeina éclata en sanglots. Alors toutes les femmes, et les enfants aussi se mirent à sangloter. Yazid, qui passait à ce moment-là près d'un soupirail de la prison, demanda ce qui se passait. Des gardes lui dirent que Soukeina, la fille de l'Imam Hussein voulait voir le visage de son père. Yazid donna des ordres.

    Des gardes entrèrent bientôt dans le cachot. L'un d'eux portait un plateau d'argent recouvert d'une étoffe de soie. Le garde déposa le plateau devant Soukeina. Il retira l'étoffe. La torche qu'il brandissait éclaira la tête de l'Imam Hussein

    Soukeina s'empara de la tête de son père. Elle la serra contre elle, l'embrassant comme elle l'avait embrassée des milliers de fois quand il était vivant. Au bout d'un moment ses sanglots se calmèrent.

    Zaynab s'approcha de Soukeina qui était immobile, recroquevillée autour de la relique de l'Imam.

    - Soukeina ma fille, ne reste pas ainsi courbée sur la tête de ton père.

    Soukeina ne répondait pas. Zaynab voulut secouer doucement l'épaule de l'enfant. Mais Soukeina avait cessé de vivre. Son père tant aimé avait tenu la promesse qu'il lui avait faite en rêve. Maintenant elle était avec lui, au Paradis.

    ***

    Les rapports de sa police ne laissaient pas de préoccuper Yazid. Trop de gens murmuraient contre lui. Trop de rumeurs circulaient à propos du sort cruel qu'il avait infligé à la Famille du Prophète. Des femmes allaient même jusqu'à traiter de lâches leurs maris parce qu'ils ne s'opposaient pas au tyran.

    Yazid avait perdu le sommeil. Il craignait maintenant sérieusement d'être renversé. Malgré presque cinquante ans de présence omeyyade, malgré un quart de siècle de pouvoir absolu, aux mains de son père d'abord, ensuite entre .les siennes, malgré tous les efforts déployés pour inculquer aux masses la haine de la Famille du Prophète, d'Ali, de Hassan, de Hussein, malgré la crainte, à défaut d'amour; qu'éprouvaient les gens pour les descendants d'Abou Soufiane, malgré tout cela, dans son fief de Damas, Yazid tremblait pour son trône !

    Alors il décida de faire sortir de prison les survivants du massacre. Il affirma publiquement qu'on l'avait trompé, que Hussein n'était pas aussi rebelle qu'on le lui avait dit. Il jura que jamais il n'avait ordonné qu'on tue le petit-fils du Prophète et que si lui, Yazid, avait été présent à Karbala, il n'aurait pas permis qu'on lui fasse ce qu'on lui avait fait. Il offrit à Ali Zayn Abidine, à Zaynab, à Kolsoum, à toutes et à tous de leur donner tout ce qu'ils pourraient souhaiter. La seule chose qu'Ali Zayn Abidine et les Gens de la Maison du Prophète demandèrent fut qu'on leur restitue les pauvres biens qu'on leur avait volés. Ils emportèrent avec eux ces reliques, et aussi les tètes des Martyrs.

    Voyageant de nuit, et accompagnés d'une escorte qui éloignait d'eux tous les importuns, ils revinrent sur le lieu du Sacrifice, dans la plaine de Karbala. Ils enterrèrent les têtes auprès des corps des Martyrs. Des pasteurs nomades avaient vaguement recouvert de sable les cadavres mutilés, et un Compagnon du Saint Prophète, Jaber fils d'Abdallah Ansari, leur avait donné une véritable sépulture.

    L'Imam Ali Zayn Abidine, et les femmes et les enfants de la Famille du Prophète, regagnèrent ensuite Médine. Ils y arrivèrent le 8 du mois de Rabioul-Awwal de l'an 61 de l'hégire... Médine qu'ils avaient quittée six mois et demi plus tôt, le 28 Rajab de l'an 60, derrière l'Imam Hussein

    ***

    Un an après le Sacrifice de l'Imam Hussein, les habitants de Médine se soulevèrent contre le dictateur impie. Ils démirent son gouverneur, qu'ils remplacèrent par Abdallah fils de Hanzalah. L'armée de Yazid attaqua la ville du Prophète. Yazid livra la cité à ses soldats durant trois jours. Plus de dix-sept mille Médinois furent massacrés, les maisons et les magasins pillés, et les femmes musulmanes violées.

    "Mille femmes sont devenues enceintes pendant ces jours-là. et elles n'étaient pas mariées..." L'année suivante, un autre soulèvement eut lieu. Le chef des insurgés était Abdallah fils de Zubair. La même armée qui avait sévi dans la ville sainte du Messager de Dieu marcha sur la Sainte Mecque, où le fils de Zubair s'était retranché. Les catapultes, les balistes et autres machines de guerre de l'armée omeyyade lancèrent tant de projectiles contre la Sainte Kaaba qu'un mur s'effondra et qu'un incendie ravagea la Maison de Dieu.

    Dans les jours qui suivirent cette profanation inexpiable, Yazid mourut.

    ***

    Selon Ibn Kathir, lorsqu'on lui demanda s'il était licite de maudire Yazid, Ahmad ibn Hanbal, l'un des quatre moujtahed sunnites, répondit :

    - Comment ne maudirais je pas celui que Dieu Lui-même maudit ?

    Certes Dieu et Ses Anges prient sur le Prophète ! O vous qui croyez ! Priez sur lui et adressez-lui des salutations de Paix ! O mon Dieu ! Prie sur Mohammad et sur la Famille de Mohammad !

    Selon les Traditions remontant au Saint Prophète, ces deux Imams sont, tous deux, infaillibles et Dirigeants de l'Islam. Pourtant, ils semblent différents l'un de l'autre dans leur attitude face à la déviation. D'aucuns sont allés jusqu'à dire qu'il y a une différence d'autant plus nette entre leur vision et leur méthode d'approche respectives que l'Imam al-Hassan, bien qu'il eût à sa disposition une armée forte de quarante mille hommes, conclut un traité de paix avec Mo`âwiyah, alors que l'Imam al-Hussein, avec en tout et pour tout à peine une quarantaine de partisans et quelques-uns de ses proches, se souleva pour défendre l'Islam, et n'hésita pas à sacrifier sa vie et celle de ses compagnons et de ses proches, y compris son nouveau-né. Lorsqu'on examine plus profondément la situation, on constate avec certitude qu'une telle opinion est complètement absurde car, en fait, si l'Imam al-Hassan passa neuf ans et demi de sa vie sous le régime de Mo'âwiyah sans s'opposer ouvertement à lui, I'Imam al-Houssein aussi passa, après le Martyre de son frère, environ neuf ans sous le même régime sans se soulever contre lui, ni s'opposer ouvertement à lui.

    La différence apparente entre l'attitude de ces deux grands Dirigeants et Imams ne doit donc pas être considérée comme une différence de tempérament chez les deux hommes, mais il faut plutôt chercher son explication dans la différence de personnalité et d'attitude de Mo`âwiyah et de son fils Yazid.

    La politique ou l'attitude suivie par Mo`âwiyah n'était pas fondée sur la négligence ouverte des Enseignements islamiques. Il ne piétinait pas ouvertement les Edits de l'Islam, ni ne les méprisait publiquement. D'autre part, il avait tenu à être reconnu comme un Compagnon du Saint Prophète et comme l'un des scribes des Révélations Divines. A cela s'ajoute le fait que sa sœur était l'une des épouses du Messager d'Allah, avec le titre de "Mère des Croyants", et que lui-même se vantait d'être l'oncle maternel des Croyants. En outre, il avait été tenu en estime par le deuxième calife, qui jouissait de la confiance et du respect des gens.

    Par ailleurs, Mo`âwiyah avait nommé comme gouverneurs de nombreux Compagnons du Prophète, lesquels étaient estimés par les gens, comme

    Abû Hurayrah, `Amr ibn al-'Aç, Samra, Yusr et Mughirah ibn Cho'bah, etc. Ceux-ci se chargèrent de mobiliser l'opinion publique en faveur de Mo'âwiyah. Mieux, de nombreuses fausses traditions (hadiths, paroles attribuées au Saint Prophète) circulaient parmi les gens, leur faisant croire que les Compagnons du Saint Prophète étaient infaillibles et leur conduite incontestable, c'est-à-dire que quoi qu'ils puissent faire, c'était justifié. Le résultat de cette manœuvre fut que, quoi que Mo'âwiyah ait pu faire qui nécessitait une justification, les Compagnons précités - qui étaient le bras droit de leur protecteur - tentaient de le justifier et de lui donner un habit de légalité. Et, si cela n'était pas suffisant, Mo'âwiyah n'hésitait pas, dans certains cas, à réduire au silence ses opposants pour régner et agir sans opposition.

    Ainsi, partout où ces méthodes tortueuses de persuasion et d'intimidation ne fonctionnaient pas, les partisans de Mo'âwiyah se chargeaient d'éliminer physiquement et sauvagement les opposants. C'est ainsi qu'ils assassinèrent atrocement des milliers de partisans de l'Imam Ali, connus dans l'Histoire sous l'appellation de "Chï'at Ali", et beaucoup d'autres Musulmans, dont un bon nombre de Compagnons qui furent perfidement liquidés.

    Mo'àwiyah considérait lui-même tout ce qu'il faisait comme étant justifié, et il poursuivait son action patiemment et avec précaution. Il avait le talent de gagner les cœurs des gens par le tact, la politesse et la douceur, et ce à tel point que lorsque quelqu'un l'abusait et se querellait avec lui, il ne se mettait pas en colère, bien au contraire, il le gratifiait de cadeaux. Telle était la politique qu'il suivit.

    En apparence, Mo'âwiyah montrait beaucoup de respect pour 1'Imam a1-Hassan et l'Imam al-Houssein, et il leur envoyait de précieux cadeaux. Mais d'un autre c6té, dans une proclamation publique, il signifia clairement à tout le monde que quiconque tenterait de citer un hadith (Tradition ou parole du Saint Prophète) faisant l'éloge des vertus et des hauts mérites des Ahlul-Bayt, sa vie, ses biens et son honneur ne seraient pas à l'abri, et que quiconque mettrait en évidence une Tradition exaltant la position des Compagnons, serait généreusement récompensé.

    Poussant son hostilité encore plus loin, Mo'âwiyah donna l'ordre à toutes les personnes dirigeant les Prières en assemblée de dénigrer et d'injurier l'Imam Ali du haut du minbar (chaire) des Mosquées, pour gagner des récompenses spirituelles prétendra-t-il. C'est aussi sur ses instructions que les partisans dévoués de l'Imam Ali furent assassinés en masse, et même des adversaires de l'Imam Ali furent tués, tout simplement parce qu'ils étaient soupçonnés d'avoir de l'amitié pour lui.

    On peut déduire facilement de ce qui précède que si l'Imam al-Hassan s'était soulevé contre Mo`âwiyah, il n'aurait récolté comme fruit d'une telle action aucun résultat positif, mais en revanche il aurait gravement porté atteinte à l'intérêt général de l'Islam et fourni un prétexte à son élimination physique et à celle de tous ses partisans, offrant ainsi un cadeau inespéré à Mo'âwiyah dont l'objectif principal était la disparition de toutes traces des Ahlul-Bayt et de leurs partisans. Car, en raison des circonstances complexes et de la confusion générale qui prévalait, un soulèvement de l'Imam al-Hassan aurait fort bien .pu déboucher sur son assassinat par ses propres partisans. Dans un tel cas, Mo`âwiyah aurait lui-même fait semblant de pleurer sa mort, ce qui lui aurait attiré la sympathie de tous ceux qui savaient de la vénération pour le petit-fils du Saint prophète, et aurait entraîné leur pacification. Et il aurait en outre saisi cette occasion (de l'assassinat de l'Imam) pour opprimer les partisans de l'Imam Ali et de l'Imam al-Hassan lui-même, sous prétexte de vouloir venger sa mort. Ce scénario avait déjà été mis en scène lors de la mort de `Othmân, le troisième calife.

    A la différence de son père machiavélique, Yazîd était prétentieux et inconstant. Il croyait que "la force prime le droit". L'opinion publique était le dernier de ses soucis. Ainsi, le dommage irréparable qui avait été causé jusqu'ici, de derrière le rideau, à l'Islam, Yazid, pendant la courte durée de son règne, le pratiquera ouvertement et avec insouciance.

    Pendant la première année de son règne, il massacra. en bon gouvernant despotique, la progéniture du Saint Prophète.

    Au cours de la deuxième année de son règne, il mit à sac la Ville Sainte de Médine, et la livra à son armée, c'est-à-dire que ses soldats disposèrent librement de la vie, des biens et de l'honneur des habitants de cette ville, laquelle fut mise à feu et à sang pendant trois jours.

    Pendant la troisième année de son règne, il détruisit la Sainte Ka`bah, la Maison d'Allah.

    C'est en conséquence de ces actes sordides de Yazid que le Soulèvement et le Sacrifice de l'Imam al-Houssein touchèrent tes cœurs des gens, et que leur impact alla grandissant chaque jour un peu plus.

    Au début, le Soulèvement de l'Imam al-Houssein fut considéré comme un mouvement révolutionnaire finissant par un bain de sang ; mais avec le temps, il finit par rassembler un grand nombre de gens qui étaient prêts à se sacrifier pour la cause de la Vérité, et par amour et respect pour les Ahlul-Bayt. C'est pour cette raison que Mo`âwiyah avait mis son fils Yazid en garde contre toute tentative de confrontation. Mais finalement, le tempérament haïssable et vaniteux de Yazid l'aveugla et l'empêcha de distinguer la maladresse de la préservation de ses intérêts.