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  • Islam grâce à l’Imam Hussein (as)  
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  • Islam grâce à l’Imam Hussein (as)

    I - NAISSANCE

    L'Imam Hussein (A.S.) est né à Médine le 3ème jour du mois lunaire de Cha'bane de l'an 4 de l'Hégire. Il est le fils de Hazrat-é-Ali ibn Abû Talib et de Hazrat-é-Fatéma bint-é Mohammad (S.W.A.), donc petit-fils de notre Saint Prophète Mohammad (S.A.W.). Pour bien connaître la vraie personnalité de l'Iman Hussein (A.S.) il est nécessaire de voir le milieu dans lequel ce saint enfant a vu le jour. Le grand-père maternel de l'Imam Hussein (A.S.) qui est le Saint Prophète Mohammad (S.A.W.) est bien connu de tous les musulmans. Il est envoyé de Dieu et le propagateur de l'Islam. Il a sacrifié toute sa vie pour l'Islam dans le total dévouement à Dieu. L'illustre père de l'Imam Hussein (A.S.), Hazrat-é Ali (A.S.) est né à Beytullah à la Mecque. Possédant une très grande piété et un courage inégalé, Hazrat-é-Ali (A.S.) donna sa vie dans le chemin d'Allah, avant d'être assassiné à la Mosquée de Koufa. Hazarat Fatima (A.S.), la mère de l'Imam Hussein (A.S.) est la fille unique et bien aimée de notre Saint Prophète qui disait : "Fatima est une partie de mon âme."
    Ainsi l'Iman Hussein (A.S.), qui a reçu son nom de Mohammad (S.A.W.) est issu de la Sainte Famille de notre Prophète dont le seul but sur cette terre était d'apporter le message de Dieu qui est l'Islam. Le frère aîné de l'Imam Hussein (A.S.) est l'Imam Hassan (A.S.) qui est le premier fils de Hazrat-é Ali (A.S.). Par sa lignée, nul ne peut se comparer à la place de l'Imam Hussein (A.S.) dans l'Islam. En effet, son grand-père paternel fut Abou Talib, le tuteur et le protecteur du Saint Prophète (S.A.W.), son grand-père maternel fut le Saint Prophète lui-même, son père fut le lion d'Allah, le héros incomparable de l'Islam, Ali (A.S.), sa mère fut la Dame du Paradis Fatima Zahra (A.S.)

    II - ENFANCE

    L'amour et l'affection interne que le Saint Prophète (S.A.W.) avait pour l'Imam Hussein sont indescriptibles. Les historiens rapportent que quand l'Imam Hussein était petit et qu'en jouant, s'il montait sur le dos du Saint Prophète en pleine prière (Salât), Mohammad (S.A.W.) prolongeait ses prosternations pour laisser l'Imam Hussein comme il l'entendait
    Abou Huraira rapporte qu'un jour, il vit le Saint Prophète (S.A.W.) prendre les deux mains de l'Imam Hussein (A.S.) tandis que ses pieds étaient sur ceux du Saint Prophète. Ensuite l'Imam Hussein (A.S.) monta sur lui de sorte que ses pieds étaient sur la poitrine de Hazrat-é Mohammad (S.A.W.). Il demanda ensuite à son petit-fils d'ouvrir la bouche et l'embrassa. Par ailleurs, on peut voir dans le Mishkat que l'Envoyé de Dieu disait souvent : "Hussein est de moi et je suis de Hussein. Celui qui aime Hussein est à son tour aimé par Allah et celui qui hait Hussein est à son tour haï par Allah."

    III - ADOLESCENCE

    Le Saint Prophète (S.A.W.) s'est occupé personnellement de montrer à l'Iman Hussein (A.S.) à affronter tous les dangers pour la sauvegarde de l'Islam et il a donné l'exemple au moment de "Moubahela" qui fut une sorte de confrontation de l'Islam avec le Christianisme. Moubahala fut une épreuve pour l'établissement de la vérité entre les musulmans et les chrétiens, dans la mesure où il s'agissait de venir avec les enfants, les femmes et les membres de la famille de chaque partie et d'invoquer la malédiction de Dieu sur ceux qui n'étaient plus sur le droit chemin (citation du Coran). Le Saint Prophète y est venu avec Hazrat-é Ali, Hazrat-é Fatima, l'Imam Hassan et l'Imam Hussein, bénis soient-ils, pour montrer au monde qu'il était prêt à risquer tout ce qui lui était cher sur la terre pour l'Islam et que ces personnalités étaient celles sur qui on pourrait compter pour sauver l'Islam contre tout danger.

    L'Imam Hussein (A.S.) vivait de manière simple à l'exemple de son père Hazrat-é Ali (A.S.) et de son grand-père Mohammad (S.A.W.) et enseignait de manière subtile les pratiques de l'Islam aux musulmans. Ainsi un jour, alors qu'il se préparait à faire la prière (Salât), il a vu qu'un vieil homme a fait ses ablutions (vozou) d'une manière erronée. Pour ne pas porter atteinte à l'honneur de ce vieil homme et afin de pouvoir lui montrer que son "vozou" n'était pas correct, il s'approcha de lui et lui demanda de voir si son propre "vozou" était bon. Puis il se mit à le faire. Le vieil homme, regardant comment l'Iman Hussein (A.S.) faisait le "vozou" comprit de lui- même que le "vozou" de l'Imam était correct, mais que le sien était faux.
    Les exemples sont nombreux pour apprécier la philosophie profonde de l'Imam Hussein (A.S.) en ce qui concerne le côté humanitaire dont il usait dans sa vie courante. le petit-fils du Saint Prophète de l'Islam était un homme très pieux, que ce soit en actions, en pensées et en paroles.

    Un jour, après une des guerres saintes, Hazrat-é Ali (A.S.) avait ramené les prisonniers de guerre. Parmi ces prisonniers se trouvait un homme nommé Chimre. Cet homme appela l'Imam Hussein (A.S.) et lui demanda de faire une intervention auprès de son père Hazrat-é Ali (A.S.) en faveur de sa libération. Quand l'Imam Hussein (A.S.) fit part de cette demande à son père, celui-ci lui demanda s'il connaissait bien cet homme. L'Imam Hussein (A.S.) savait, grâce à sa sainteté que Chimre était l'homme qui le tuera à Karbala. Néanmoins, il insista auprès de son père pour obtenir la libération de Chimre.

    IV - IMAMAT (Khalifat)

    L'Imam Hussein (A.S.) est le Saint qui a sauvé l'Islam de l'extermination par son sacrifice.

    Au cours des siècles, la religion de Dieu a toujours rencontré des difficultés qui ont failli la faire disparaître. Pour comprendre le comment de "l'Islam grâce à l'Imam Hussein (A.S.)", il faut remonter dans le temps.

    Le Prophète Adam (A.S.) affronta le premier ennemi de Dieu qui est Iblis (le Satan). Iblis désobéit à l'ordre de Dieu de se prosterner devant le Prophète Adam sous prétexte que lui-même a été créé du feu, et que le Prophète de la terre. Iblis, ennemi de Dieu, a depuis toujours continué sur la terre de détourner les hommes du chemin d'Allah.

    Ainsi , à travers l'histoire des Prophètes de Dieu, on trouve Iblis sous d'autres formes, telles que Nemrod, contre le Prophète Ibrahim (A.S.) (Abraham), Pharaon contre le Prophète Moussa (A.S.) (Moïse), Judas contre le Prophète Issa (A.S.) (Jésus), Abou Soufian contre le Prophète Mohammad (S.A.W.) et on a encore retrouvé le même Iblis sous le manteau de Yazid contre le Saint Imam Hussein (A.S.)

    Après la mort de Hazrat-é Ali (A.S.), les choses changèrent complètement, Moawiya devint calife et il transféra la capitale islamique de Médine à Damas. Avant sa mort, Moawiya, qui voulait perpétuer sa dynastie, nomma son fils Yazid comme son successeur. Cette action était le coup de grâce pour le principe islamique.

    Yazid s'adonnait librement à toutes sortes de vices et ne pratiquait aucun culte religieux. Il n'était nullement apte à devenir un gouverneur ni à être le chef religieux de l'Islam.

    L'Iman Hussein (A.S.) qui était alors à la tête de la Sainte Famille du Prophète Mohammad (S.A.W.), remplissait toutes les conditions d'un chef temporel et spirituel à l'image même du Saint Prophète de l'Islam comme son successeur légal.

    V - BEY'AT


    Comme Yazid n'avait pas les qualités nécessaires pour devenir Calife, il essaya de renforcer sa position et de maintenir son autorité par la force et par la brutalité.

    Yazid savait que des mécontents existaient parmi les Musulmans quant à son khalifat et que la seule façon de rétablir l'ordre était de faire l'Imam Hussein (A.S.) lui jurer fidélité (bey'at). Une fois l'Imam Hussein (A.S.) aurait offert le "bey'at" à sa personne, la position de Yazid deviendrait sûre et légale.

    Alors, il envoya une lettre à Walid qui était son gouverneur à Médine, lui ordonnant de demander la fidélité (bey'at) de l'Imam Hussein (A.S.), et en cas de refus de sa part lui trancher la tête. Cette obsession de Yazid pour obtenir la fidélité (bey'at) de l'Imam Hussein (A.S.) était due au fait que celui-ci représentait directement le Saint Prophète Mohammad (S.A.W.) à cette époque. Il portait avec lui tout l'héritage des prophètes précédents, en particulier celui du Saint Prophète Mohammad (S.A.W.), à savoir la responsabilité pour la protection, la sauvegarde et la préservation de la justice, le bien et la vertu dans les formes islamiques. En effet, l'Imam Hussein (A.S.) qui était alors l'aîné des descendants vivants du Saint Prophète à l'époque, avait l'obligation de prendre en charge ces responsabilités et il le fit comme l'aurait voulu le Saint Prophète.

    L'Imam Hussein (A.S.) savait que jurer fidélité (bey'at) à Yazid signifiait la signature de la mort de l'Islam. En voulant cette fidélité, Yazid cherchait la carte blanche de la part de l'Imam Hussein (A.S.) comme chef suprême des affaires religieuses. Une fois cette carte obtenue, Yazid aurait pu effectuer tout changement ou transformation relatifs aux commandements, lois, principes et aux pratiques de l'Islam et de sa Shari'a.

    L'Imam Hussein (A.S.), qui était venu au monde par l'Islam, comment pourrait-il  signer la mort de cet Islam si cher à son grand-père le Saint Prophète Mohammad (S.A.W.) et à lui- même, en accordant le "bey'at" à Yazid.

    L'Imam Hussein (A.S.) refusa donc de jurer fidélité à Yazid tout en sachant que celui-ci aura recours à la plus grande violence pour accomplir sa décision.

    VI - VOYAGE INFINI


    D'une part, l'Imam Hussein (A.S.) n'ignorait pas que le refus de "bey'at" à Yazid risquait de dégénérer en lutte armée à Médine, ville sainte de l'Islam. Il se décida donc à quitter Médine pour éviter une guerre fratricide entre les Musulmans là où le Saint Prophète reposait.

    L'objectif de l'Imam Hussein (A.S.) n'était pas de faire la guerre, car si telle était son intention, il aurait levé une armée pour partir en expédition. Il prit la direction de La Mecque avec 72 personnes composées de ses proches parents, femmes et enfants, pour accomplir le pèlerinage et clarifier les raisons de ses différents avec Yazid pour les habitants de la Mecque.

    D'autre part, les habitants de Koufa savaient très bien que Yazid était indigne de devenir le dirigeant des Musulmans. Ils demandèrent à l'Imam Hussein (A.S.) d'accepter d'être leur chef suprême en lui envoyant des émissaires, des représentants, des délégations et des centaines de lettres. L'Imam Hussein (A.S.) consentit à leur demande, mais ne voulait nullement devenir un homme de pouvoir politique. Son seul vœu était de vivre selon les principes islamiques.

    Avant de partir pour Koufa (Iraq) l'Imam Hussein (A.S.) envoya son cousin Hazrat-é Mouslim (A.S.) en émissaire pour étudier la situation sur place. Peu de temps après son départ, ce dernier lui envoya un rapport très favorable.

    Pour que l'Imam Hussein (A.S.) ne puisse parvenir à Koufa, Yazid envoya ses agents pour le tuer secrètement à la Mecque même. Celui-ci apprenant cette intention de Yazid, et pour ne pas souiller de sang l'enceinte sacrée de la Mecque, précipita son départ vers Koufa.

    Entre temps, Yazid envoya un gouverneur nommé Obeidollah Ben Ziad à Koufa, y vit renverser la situation contre l'Imam Hussein (A.S.) et fit assassiner son cousin Hazrat-é Mouslim (A.S.). Cette dernière situation était encore méconnue par l'Imam Hussein (A.S.) qui était en route pour Koufa suite au rapport favorable de Hazrat-é Mouslim (A.S.)

    VII - DESERT DE KARBALA

    La petite expédition familiale de l'Imam Hussein (A.S.) composée de 72 personnes était encore en route vers Koufa lorsque toute une armée comprenant 30.000 hommes envoyée par Obeidollah sur l'ordre de Yazid et sous le commandement d'un certain officier Hour força l'Imam Hussein (A.S.) et ses compagnons à camper dans le désert brûlant de Karbala. L'armée ennemie campa près du fleuve Euphrate (Fourate). Obeidollah Ben Ziad envoya un autre contingent, recueilli de Koufa, à Karbala sous le commandement d'Omar Saad qui augmenta le nombre de l'armée ennemie à environ 100.000 hommes.

    Pour éviter l'effusion de sang, l'Imam Hussein (A.S.) négocia avec le chef de l'armée de Yazid pour lui permettre de quitter la Mésopotamie et même l'Arabie pour pouvoir vivre suivant les principes islamiques soit aux Indes, soit ailleurs. Cela montrait qu'il désapprouvait le gouvernement de Yazid, mais Obeidollah Ben Ziad refusa en disant que l'Imam Hussein (A.S.) devait reconnaître Yazid comme Khalife de l'Islam à titre temporel ou bien il devait être mis à mort.

    Comme l'Imam Hussein (A.S.) refusait à tout prix d'accepter Yazid comme Khalife de l'Islam, Omar Saad commença à appliquer la violence qui débuta avec le blocage du fleuve Euphrate. A partir du 7ème jour du mois de Moharrem, l'Imam Hussein (A.S.) et ses compagnons n'avaient plus aucune goutte d'eau, et Omar Saad espérait que sous l'atroce effet de la soif l'Imam Hussein (A.S.) changerait d'avis.

    L'Imam Hussein (A.S.) ne craignait point le sort de sa propre personne, mais il se souciait du massacre des femmes et des enfants qui l'accompagnaient. Devait-il se soumettre aux exigences de l’ennemi ? Mais alors, ce serait accepter Yazid comme guide de l'Islam face au Saint Prophète.

    Un Saint homme comme l'Imam Hussein (A.S.) pourrait-il vendre l'Islam, religion d'Allah contre sa vie et celle de ses compagnons ? Penser que l'Imam Hussein (A.S) abdiquera en faveur de Yazid, ce serait mal le connaître. Par ailleurs, il faut comprendre que l'Imam Hussein (A.S.) a voulu négocier avec Yazid, non pas parce qu'il cherchait un moyen quelconque pour sauver sa vie, mais qu'il a voulu laisser le temps de réfléchir à ses ennemis qui prétendaient être Musulmans et admettaient que le Saint Prophète Mohammad était l'envoyé de Dieu, mais qui feignaient d'ignorer que l'Imam Hussein (A.S.) était le vrai successeur du Saint Prophète.

    Celui qui penserait que l'Imam Hussein (A.S.) était allé vers le suicide collectif à Karbala, se trompe lourdement dans la mesure où l'Imam avait usé de tous les moyens pour éviter cet affrontement que désormais Yazid lui imposait pour pouvoir maintenir son pouvoir politique dont il n'avait pas les capacités intellectuelles et religieuses.

    Le 9ème jour de Moharrem, Obeidollah Ben Ziad envoya un ultimatum à l'Imam Hussein (A.S.) pour réclamer le bey'at avec Yazid et mettre un terme aux négociations.
    Voyant le refus inconditionnel de l'Imam Hussein (A.S.), Omar Saad ordonna une attaque immédiate, en réponse à laquelle l'Imam Hussein (A.S.) envoya son frère Hazrat-é Abbas pour demander une nuit de repos, l'Imam voulait ainsi procurer une occasion à ses compagnons qui voudraient éventuellement le quitter et une chance aux hommes de l'armée ennemie de réfléchir une dernière fois et peut-être de vouloir venir de son côté. Il voulait aussi passer cette nuit en offrant des prières et invocations à son Créateur pour la gloire duquel il se trouvait dans cette situation. Il faut remarquer que l'Imam Hussein (A.S.) n'a oublié aucun détail pour qu'après cette historique journée d'Achoura, le 10ème jour de Moharrem de l'an 61 de l'Hégire, on ne puisse l'accuser de n'avoir pas essayé telle ou telle situation pour sortir de la crise, sauf bien entendu celle de vendre l'Islam.