VIII - ASHOURA
Après l'aube de 10ème jour de Moharrem (Achoura) pour accomplir son dernier devoir, avant l'éventuel engagement des deux armées largement disproportionnées, l'Imam Hussein (A.S.) monta sur son chameau, considéré comme un animal de paix contrairement au cheval, pour venir devant les rangs ennemis et délivra un long sermon dans lequel il clarifia sa position sur sa personnalité en tant que le petit-fils du Saint Prophète (S.A.W.) qu'il représentait, le dernier membre vivant des "cinq purifiés" (Pandjatan) et les raisons pour lesquels il avait refusé le "bey'at" à Yazid. Ainsi, aucun des hommes de l'armée ennemie ne pourrait dire qu'il ne savait pas la raison exacte de cet affrontement. L'Imam Hussein (A.S.) rentra ensuite à son camp.
Hour, l'un des commandants de l'armée ennemie, qui avait intercepté l'Imam Hussein (A.S.) sur sa route vers Koufa, réalisa que l'Imam Hussein (A.S.) était le vrai chef de l'Islam. Il quitta aussitôt l'armée de Yazid, vint demander pardon à l'Imam Hussein (A.S.), se convertit à son idéal et rejoignit son camp avec son fils et son esclave. Le soleil était déjà haut dans le ciel quand Omar Saad tira la première flèche vers le camp de l'Imam Hussein (A.S.) déclarant ainsi le commencement de la bataille. Malgré la soif et la faim de trois jours, imposées par l'armée de Yazid, la petite formation de l'Imam Hussein (A.S.) s'installa dans la position défensive.
Les premiers qui furent volontaires pour engager les combats, étaient les amis de l'Imam Hussein (A.S.), notamment Hour qui partit le premier vers le champ de bataille et qui inscrit courageusement son nom sur la liste des Martyrs de Karbala. Ce fut ensuite le tour des autres amis comme Zubair Ibn Quain, Mouslim Ibn Awsadja, Habib Ibn Mazahire, ainsi que les autres volontaires qui ont donné leur âme au bénéfice de l'Islam et qui ne voulaient qu'aucun membre de la Sainte Famille du Prophète aille combattre tant qu'ils seraient vivants.
Lorsque tous les amis furent tués, Onne et Mohammad, deux fils de Djanab-é Zaynab (A.S.) et neveux de l'Imam Hussein (A.S.) demandèrent l'autorisation d'aller combattre. L'Imam Hussein (A.S.) fut obligé de leur accorder son consentement suite à l'insistance de Djanab-é Zaynab (A.S.), sa sœur, qui voulait aussi prendre part à la souffrance de Karbala. Onne et Mohammad partirent donc au combat et furent tués héroïquement. L'Imam Hassan (A.S.), frère aîné de l'Imam Hussein (A.S.), marqua sa présence à Karbala par son fils Djanab-é Kassim (A.S.) qui fut tué après avoir mené une lutte acharnée contre les ennemis.
Dans le camp de l'Imam Hussein (A.S.), de nombreux enfants en bas âge, notamment Bibi Sakina, étaient présents pendant cet affrontement et ils ne pouvaient plus supporter l'effet de la faim et de la soif qui duraient depuis trois jours. Hazrat-é Abbas (A.S.), frère et bras droit de l'Imam Hussein (A.S.) était réputé pour sa bravoure, son courage et sa résistance devant les pires situations.
Il demanda à l'Imam la permission d'aller combattre et d'anéantir l'ennemi pour pouvoir apporter de l'eau du fleuve Euphrate (Fourate) pour les enfants. le but de l'Imam Hussein (A.S.) n'était pas de gagner la guerre, mais de sauver l'Islam. Il autorisa Hazrat-é Abbas (A.S.) à partir, mais uniquement pour aller chercher de l'eau et prit le chemin du retour. A ce moment, l'ennemi reçut l'ordre de tuer coûte que coûte Hazrat-é Abbas (A.S.) pour que l'eau ne parvienne pas jusqu'au camp de l'Imam Hussein (A.S.). Hazrat-é Abbas (A.S.) a dû se défendre durement à son tour, mais les ennemis étaient trop nombreux et ils ont pu lui trancher successivement les deux bras. Hazrat-é Abbas (A.S.) continuait sa route en sauvant l'outre d'eau, quand il reçut une flèche frontale qui traversa l'outre tenue par ses dents et qui le tua. La perte de Hazrat-é Abbas (A.S.) fut ressentie très cruellement par l'Imam Hussein (A.S.).
Ali Akbar (A.S.), le premier fils de l'Imam Hussein (A.S.), se prépara à partir pour le combat. Il était âgé de 18 ans seulement et ressemblait tellement au Saint Prophète Mohammad (S.A.W.) que les hommes de l'armée ont cru voir la présence du Saint Prophète au milieu de ce brûlant champ de bataille de Karbala. Malgré cet effet visuel et psychologique, les adversaires en nombre se sont regroupés et rués sur Ali Akbar (A.S.) dont le courage fut exemplaire, et l'ont tué.
Après la mort de ses compagnons, l'Imam Hussein (A.S.) était maintenant le seul qui pourrait aller combattre l'ennemi. Il refusa la permission d'aller lutter à son fils Hazrat-é Zaynal- Abédine (A.S.) qui était tellement souffrant qu'il ne pouvait pas monter à cheval. D'autre part, il considérait Zaynal-Abédine (A.S.) comme successeur garant de l'Islam après sa mort.
L'Imam Hussein (A.S.) prit alors son fils âge de 6 mois nommé Ali Asghar (A.S.) et vint devant les rangs ennemis. Il leur dit que cet enfant n'avait rien fait contre eux et qu'ils pourraient au moins accorder un peu d'eau à ce bébé qui meurt de soif. Devant cette scène, exprimant la plus grande injustice à son égard, les hommes de Yazid furent atteints d'émotion. Omar Saad, craignant un renversement de la situation en faveur de l'Imam Hussein (A.S.) donna l'ordre de tuer sur le champ ce Saint enfant. Aussitôt, une flèche tirée par Harmalla arriva en plein cou de l'enfant qui fut ainsi tué pour l'Islam. L'Imam Hussein (A.S.) regagna son camp. Il était maintenant seul contre tous. Même le soleil semblait tester la force morale de l'Imam qui n'avait pas arrêté d'essuyer les coups les plus durs depuis le matin. La cruauté des ennemis dépassait l'imagination. Le spectacle autour de lui était désolant. Sur le sable brûlant jonchaient les corps inertes des siens, dans les tentes, les femmes et les enfants pleuraient. Mais l'Imam Hussein (A.S.) avait avec lui, sain et sauf, l'Islam. Dans cette situation qui démoraliserait n'importe quel être humain, l'Imam Hussein (A.S.) garda une présence d'esprit inégalée. Il se prépara pour la dernière du combat, pris congé des siens et partit vers le champ de bataille. Il a conduit un combat exemplaire et sans merci face à l'ennemi qui, malgré la supériorité numérique, ne parvenait pas à sa fin dans un combat légal. Les ennemis décidèrent alors de s'y mettre tous, lâchement. Malgré une résistance inexprimable, l'Imam Hussein (A.S.) subit un assaut désordonné et tomba de son cheval, épuisé. Chimre, celui que l'Imam Hussein (A.S.) avait fait libérer de la prison, s'approcha de lui pour accomplir l'abominable acte.
L'Imam Hussein (A.S.), ensanglanté, demanda à Chimre de lui donner un peu d'eau avant de le tuer, mais celui-ci refusa impitoyablement. L'Imam Hussein (A.S.) demanda alors de lui permettre d'accomplir la prière (Salât) ce que le bourreau accepta. Mais Chimre n'a pas laissé à l'Imam Hussein (A.S.) le temps de finir complètement sa prière et le frappa, en position de prosternation, sur la nuque avec un sabre mal aiguisé. L'atrocité cruelle de l'ennemi ne s'arrêta pas là. Après avoir été décapité, la tête tranchée de l'Imam Hussein (A.S.) fut montée sur une lance et son corps foulé aux pieds des chevaux des ennemis dans le but volontaire de le déshonorer.
Après le Martyre de l'Imam Hussein (A.S.), les tentes où se trouvaient les femmes et
les enfants dans le camp de l'Imam furent mises à feu par les ennemis qui ont pillé et maltraité la Sainte Famille, et enlevèrent le tchàdar des femmes, avant de les envoyer, les mains liées au cou, sur les chameaux sans palanquin, ainsi que les têtes tranchées montées sur les lances à Damas auprès de Yazid pour y subir le déshonneur le plus extrême et se faire prisonnières pendant plus de douze mois.
IX - CONCLUSION
A travers ce bref résumé biographique de l'Imam Hussein (A.S.) et en particulier le sacrifice qu'il a effectué sur l'autel de l'Islam, il faut bien dire que l'Imam Hussein (A.S.) a donné sa vie pour la cause de la vérité et pour les principes de l'Islam. Si l'Imam Hussein (A.S.) avait accepté le "bey'at" à Yazid, l'Islam aurait été de passage sur la terre. Grâce donc à l'Imam Hussein (A.S.), l'Islam put subsister pour prendre ensuite de l'ampleur sur notre planète.
Les bases du soulèvement "Je ne me suis pas soulevé par l'orgueil, corruption et iniquité. En vérité, je me suis soulevé pour réformer l'Ummat de mon grand-père. Je veux ordonner le recommandable, interdire le blâmable et agir comme mon père et mon grand-père."
(Extrait du testament de l'Imam Hussein, béni soit-il, à Mohammad Hanifa-Moghtel Khwarazmi)
Le tracé du destin "La mort est pour le fils d'Adam, comme un collier à l'instar de la parure portée par les jeunes filles. J'aime avec ardeur mes ancêtres comme Jacob a aimé Joseph. Ils ont choisi l'endroit où ils me tueront et je me rendrai à ce rendez-vous. Je vois mon corps déchiqueté que les loups du désert déchirent entre Karbala et Navaviss, et dont ils rassasient leurs ventres affamés. Point de recours contre ce que la plume du destin a tracé pour cette journée. Dieu est satisfait de notre soumission, nous, les membres de la famille du Prophète. Nous nous résignons aux maux décrétés par Lui car Il nous accordera la récompense accordée aux résignés." (Extrait dus discours prononcé par l'Imam Hussein, béni soit-il, avant de quitter la Mecque pour l'Irak, Maghtal al-Hussein).
Des Larmes pour Karbala
Allah (swt) a agréé le sacrifice du Prophète Ismâ’îl en épargnant sa vie et en le remplaçant par un bélier apporté de Djannat par l’Ange Gabriel, mais Il a dit au Prophète Ibrahim que cet agrément est conditionné par Un Sacrifice Suprême à venir
Coran (37 :107-108-109) « wa fadaynàhou bizibhîne ‘azîm. wa taraknà ‘alayhi fîl àkhirîne. salàmoun ‘alà ibràhim. » « Et Nous le rançonnâmes d’une énorme immolation. Et c’est à lui que Nous laissâmes la postérité. Paix sur Abraham "
Le Prophète Mohammad (saw) est le seul prophète dans la lignée du Prophète Ismâ’îl, et c’est son petit fils bien-aimé, notre troisième Imam Hussein ibn ‘Ali (as) qui s’est acquitté de cette rançon, afin de sauver l’Islam de l’anéantissement, en accomplissant ce Sacrifice Suprême en offrant à Allah (swt) sa vie, ses biens et la vie de ses enfants et de ses compagnons dans le désert de Karbala.
inctroduction
Les mauvaises graines qui ont conduit à la tragédie de Karbala furent plantées des années durant par la ruse de Mo’awiya qui a régné sur les musulmans pendant vingt ans.
Mo’awiya fut un roi funeste. Il était le fils de Abou Soufiyane et Hinda qui furent tous deux des ennemis jurés du Saint Prophète. Mo’awiya et son père devinrent musulmans quand ils n’avaient plus aucune alternative sauf celle d’accepter l’Islam.
Quand Hazarat Ali (as) devint Khalife, il révoqua Mo’awiya ainsi que d’autres gouverneurs pour corruption et comportements anti-islamique.
Aussitôt après la mort de Hazarat Ali (as), Mo’awiya en utilisant la corruption et la trahison réussit à devenir Khalife.
Mo’awiya n’était pas intéressé par l’Islam. Il utilisait l’islam seulement pour son pouvoir et sa gloire personnelle. Il violait les lois de l’Islam (Shari’a). Quand des paroles (hadiths) du Saint Prophète ne le convenaient pas, il ordonnait qu’on les enlève et efface de tous les livres ou enregistrements. Il a fabriqué d’autres hadiths en sa faveur et pour servir sa politique.
Mo’awiya haïssait Hazarat Ali (as) et sa famille. Sous son règne, les Shi’as étaient mis à mort ou jetés en prisons, uniquement parce qu’ils étaient partisans de Ali (as) et sa famille. Mo’awiya mourut en 60 AH.
Avant sa mort, il avait désigné son fils Yazid comme futur Khalife. Yazid était encore pire que son père. Il était un roi malfaisant et se moquait ouvertement de l’Islam. Il buvait l’alcool et chantait souvent des slogans contre le Namàze, le Saint Prophète et Sa Famille.
La différence entre Yazid et son père Mo’awiya est que celui-ci utilisait l’Islam pour sa gloire personnelle, alors que Yazid était déterminé à détruire l’Islam.
Aussitôt que Yazid devint Khalife, il écrivit à son gouverneur de Médine pour obtenir de Imam Hussein (as) l’allégeance en faveur de Yazid comme Khalife de l’Islam.
Imam Hussein ne pouvait accepter un homme aussi diabolique comme Khalife, car il violait ouvertement les lois de l’Islam et il était déterminé à détruire l’islam.
Il n’était ni une question d’orgueil ni du droit de Hussein au Khalifat. Accepter Yazid comme Khalife signifierait que Imam Hussein approuvait le train de vie de Yazid et cela voudrait signifier la fin définitive de l’Islam.
Comment peut le petit fils de Saint Prophète, fils de Ali et de Fatima, permettre que cela arrive ?
C’était le devoir de Imam de défendre et sauver l’Islam. Il a refusé d’accepter Yazid comme Khalife de l’Islam. Yazid fut très furieux et projeta que Imam soit tué à Médine.
En restant à Médine, Imam aurait l’avantage d’avoir toute sa famille et parents aussi bien que les gens de Médine à se battre de son côté.
Après consultation de sa famille et de ses compagnons, il décida de quitter Médine et partir pour la Sainte Ville de la Mecque.
Pourquoi a-t-il quitté Médine alors qu’il y avait l’avantage de sa ville natale.
C’est parce qu’il ne voulait pas mettre ses amis de Médine en danger de mort.
D’autre part, si Yazid essuyait une défaite, l’Histoire aurait regardé la bataille de Médine entre Hussein et Yazid comme une lutte pour le Khalifat. Même si Yazid était tué, l’injustice, l’oppression et le train de vie non islamique que Mo’awiya et Yazid avait instauré ne s’effacerait pas.
La mission et la promesse Imam Hussein était de détruire la déviation que ces deux funestes personnes avaient débuté pour anéantir le vrai islam. En restant à Médine pour se battre contre Yazid, il n’aurait pas pu achever sa mission. C’est pourquoi il décida de quitter Médine.
Le 28 Rajab 60 AH (AH = Après Hégire), la caravane Imam Hussein a quitté Médine avec sa famille, ses soeurs Bibi Zaynab et Bibi Koulçoum, son frère Abbas, d’autres membres de famille et de nombreux fidèles compagnons.
Le 4 Shàbàne, la caravane Imam Hussein a atteint Makkàh. Imam n’avait pas encore projeté où irait-il d’ici. Pour le moment, il avait décidé de rester à Makkàh au moins jusqu’au mois de Zilhajj et d’accomplir le Wàjib Hajj.
Pour préserver la sainteté et le respect du Saint Kaaba, l’effusion de sang de tout être humain y a été interdit par le Saint Prophète. Mais Yazid se souciait-il des paroles du Prophète ?
Pendant qu’il était à Makkàh, Imam Hussein a reçu de nombreuses lettres et messages de la part des gens de Koufa le priant de venir les rejoindre.
Imam a décidé d’y envoyer Hazarat Mouslim Ibn Aqil, son cousin, pour y apprécier la situation et de le lui faire savoir.
Quant Hazarat Mouslim se préparait pour ce voyage, Imam Hussein vint le voir et lui dit : "Mouslim, le monde entier sait que vous êtes un brave guerrier. Il est possible qu’en vous voyant à Koufa, des gens pensent que notre intention est de combattre Yazid. Emmenez avec vous vos deux fils, Mohammad et Ibrahim. Quand ils vous verront avec vos jeunes enfants, ils sauront que nos intentions sont pacifiques.
Hazarat Mouslim et ses deux jeunes fils quittèrent Makkàh. Ils arrivèrent à Koufavers la fin de Zilkàd. Ils furent bien reçus par les gens de Koufa. Des Milliers de personnes se sont apparus devant Hazarat Mouslim.
Ils ont prêté serment d’allégeance à Imam Hussein comme Imam (Leader religieux). Ils voulaient qu’il les enseigne le contenu du Saint Coran et les vrais Hadiths du Saint Prophète.
Les gens de Koufa avaient longtemps souffert sous le règne de Mo’awiya et ils craignaient de souffrir encore plus sous Yazid. Ils savaient que l’avidité du pouvoir et de gloire de ces deux despotes était en train de détruire lentement le vrai islam.
Hazarat Mouslim a rendu compte par lettre à Imam Hussein que la plupart de gens de Koufa le réclamaient comme Imam pour guide et le conseillaient de venir à Koufa.
Yazid avait des espions à Koufa. Ils apprirent à Yazid de la venue de Hazarat Mouslim et de l’invitation de venir pour Imam Hussein vers Koufa.
La méchanceté de Yazid le rendit fou furieux et il remplaçât son Gouverneur de Koufa par un de ses hommes de confiance appelé Ibn Zyad. Ibn Zyad a reçu l’instruction d’arrêter Mouslim et de le tuer et de faire tout ce qui est nécessaire pour supprimer les Shi’as de Koufa.
Ibn Zyad était un homme cruel et injuste. Aussitôt qu’il arriva à Koufa, il menaça les gens de Koufa de peine de mort s’ils s’impliquaient dans des activités contre Yazid. Il les ordonna de capturer Hazarat Mouslim et de le livrer.
Le 8 Zilhajj, les soldats de Ibn Zyad ont arrêté Hazarat Mouslim.
Il fut enchaîné et traîné vers le Palais de Ibn Zyad. Puis Il ordonna qu’on tue Hazarat Mouslim et son corps soit jeté du toit du Palais. Hazarat Mouslim fut traîné sur les marches des escaliers jusqu’au toit du Palais, tué et son corps jeté au sol.
La tête de Hazarat Mouslim fut décapité et suspendu sur la porte d’entrée de la ville pour effrayer et paniquer la population de Koufa.
Les deux enfants de Hazarat Mouslim, Mohammad et Ibrahim, furent également arrêtés et tués sans merci.
Pendant ce temps Imam Hussein et ses compagnons se préparaient à Makkàh pour les rites du Hajj quand ses amis résidents lui ont informé que les hommes de Yazid avaient planifié de le capturer avec ses partisans et les assassiner pendant le Hajj.
Imam Hussein ne souhaitait pas que La Maison d’Allah soit transformée en champs de bataille. Par conséquent, il décida de quitter Makkàh sans accomplir le Hajj.
Le 8 Zilhajj, le même jour que Hazarat Mouslim fut assassiné à Koufa, la caravane de Imam Hussein quitta la Mecque. Imam Hussein n’était pas encore informé de l’assassinat de Hazarat Mouslim.
Les voyages se faisaient en chameaux et chevaux. Le climat était extrêmement chaud à ce moment de l’année. L’Imam, ses enfants, les dames et les amis souffraient de fatigue et d’épreuve durant le voyage.
En cours de route, l’Imam a appris la mort de Hazarat Mouslim et la façon cruelle par laquelle il a été assassiné.
Quand Yazid apprit que Hussein se dirigeait vers Koufa, il a dépêché immédiatement Hour, à ce moment un des commandants de son armée, pour empêcher l’Imam de rejoindre ses partisans à Koufa.
Hour, avec mille cavaliers, a trouvé Imam Hussein et ses compagnons en un lieu avant l’arrivé à Koufa. Ils ont forcé Imam à se diriger vers Karbala qui se situait au bord de la rivière Euphrate (Fouràt).
Imam Hussein pouvait se battre contre l’armée de Hour et forcer le passage vers Koufa, mais il n’était pas dans l’intention de Imam de commencer une guerre quelconque.
Le 2 Moharrem 61 AH, Imam, sa famille et ses compagnons sont arrivé à Karbala. L’armée de Yazid était déjà arrivée dans la région bien avant Imam Hussein. C’était une armée immense comprenant des milliers de soldats.
A partir du 7 Moharrem, Yazid avait renforcé encore plus cette armée en nombre. Ses soldats ont atteint le nombre de vingt mille entourant de toute part Imam Hussein et ses 72 compagnons. Les soldats de Yazid se sont positionnés sur des kilomètres sur les sables bordant la rivière. A cette date ils ont reçu l’ordre de garder les accès à la rivière pour que Imam Hussein, sa famille et ses compagnons ne puissent se ravitailler en eau.
La chaleur était intense dans le désert et un vent brûlant soufflait en permanence. La famille de Imam et ses amis souffraient par manque d’eau et de nourriture depuis trois jours.
Le 10 Moharrem 61, la bataille commença. L’un après l’autre, tous les hommes Imam furent martyrisés excepté notre 4è Imam Ali Zaynoul Abidine qui était extrêmement malade à ce moment et ne put prendre part aux combats.
Après la bataille, les soldats deYazid ont incendié les campements Imam et les ont pillés. Ils ont aussi enlevé les voiles (tsàdar) des Saintes Dames. Ils ont maltraité et battu les enfants en leurs confisquant leurs objets. Ils ont arraché sans pitié les boucles d’oreille de Bibi Sakina en y laissant couler le sang pendant longtemps.
Les Shi’a organisent des madjaliss chaque jour pendant les dix premiers jours de Moharrem. Nous commémorons, pleurons et faisons "màtam" pour les martyrs de Karbala.
Une brève histoire de chaque martyr est relatée chaque jour.
Nous remercions à Imam Hussein (as) , sa famille et des fidèles compagnons qui ont sauvé l’Islam , la grande religion, par leur grand sacrifice.